Souffle Mots

Sur le fil de l’horizon

28th décembre 2011

Sur le fil de l’horizon

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème écrit fin Août peu avant de partir à Paris. J’espère qu’il vous plaira et vous souhaite une bonne fin d’année, en attendant de vous souhaiter une bonne année.

Bye et bonne lecture.

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Sur le fil de l’horizon

L’univers vacille, battement étourdi
D’aile, quand d’un regard l’océan funambule
Joue les papiers-buvard, noie l’émoi qu’on accule.
Rêve indélébile d’un sillon interdit
De l’esprit

Quand l’ombre d’un crayon attise nos désirs
La courbe de ses cils enfante les chimères :
Un trait, une cédille et l’envie de lui plaire
Éclot. Obsession que l’on voit se blottir
Dans les vers.

Et puis c’est le refus, suffocation ; l’hirondelle
Asservie, reniement d’un cœur au crépuscule,
Désaveu d’un élan sans pause ni virgule.
J’écris sur son corps nu l’évanescent, l’irréel
Du ciel.

Je suis de ces embruns amoureux d’une étoile
Comme l’océan qui chaque soir s’égare
Au cœur du firmament. Et nos rêves épars
S’envolent un à un quand l’aube ôte le voile.
Vérité.

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23rd novembre 2011

T’aimer sur un croissant de Lune

Salut !

Je vous présente aujourd’hui un poème que j’ai écrit cet été en Bretagne. Il m’a pris une semaine mais j’en suis plutôt contente au final. N’hésitez pas à me donner votre avis et à me faire part de vos critiques, cela m’intéresse !

Bye et bonne lecture.

T’aimer sur un croissant de Lune

Débrider les envies que la raison masquait
Dans un écrin de nuit pour saupoudrer ses songes
D’étoiles de folies, embraser les mensonges,
Crépuscule sans vie, d’un soupir esquissé,
Envolé.

Comme un morceau de verre où la pluie ruisselle ;
Comme cet horizon où viennent éclore
Des raies de lumière, je vibre, faux accord,
Dans l’imaginaire que mon esprit recèle.
Irréel

Quand l’étoile s’éprend, soubresauts d’une plume
Son fugitif émoi déchire l’univers,
Son tremblement de voix vient ébrécher nos vers :
Elle aime en contre temps, s’étiole dans la brume
D’un rêve.

Lorsque le pas feutré d’une valse de lune
Effleure la voûte, le firmament frissonne
Et je peins le doute, ses pétales d’automne
Sur tes joues empourprées, à l’aube de chacune
De nos nuits.

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Sunset_Porto_Covo_March_2008-1.jpg

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23rd octobre 2011

Tempête

Salut !

Vous avez probablement remarqué que la fréquence des posts a diminué, je suis passée à un texte par mois. Cela est dû évidemment à la prépa qui me prend beaucoup de temps. En deux mois de prépa je n’ai réussi à écrire qu’un poème !

J’ai écrit ce texte en grande partie la veille des résultats du BAC. C’est le seul de mes poèmes que j’ai expliqué en détail à quelqu’un. Je me suis rendue compte combien c’était dur même si je m’en doutais déjà. Et le plus comique c’est que je me suis demandé plusieurs fois pourquoi j’avais écrit telle ou telle chose.

Ma prof de français m’a expliqué que ce poème présentait un « paysage état-d’âme ». Si vous avez des questions ou des remarques sur ce poème, n’hésitez pas…l’ayant expliqué une fois je serai en mesure de recommencer !

Bye et bonne lecture.

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Tempête

Silence, violent. Comme un appel
Perdu dans l’éternel. Étourdissant
Ce cœur qui martèle, trop fort, qui ment,
Lèvres closes, ressent mais ne révèle
Les sentiments.

Un mot comme un éclair, perfide otage,
Sa morsure sauvage vrillant la Terre
Dans nos yeux l’image de la colère
Terrifie. J’espère que cet orage
N’est qu’éphémère.

Sa beauté qui danse, si attirante,
Sensuelle, aveuglante ; brise l’enfance.
Vers elle je m’élance, envie errante
Quand son corps invente la connivence
De tous ses sens.

J’ai dérobé le jour sans cri, sans bruit
Pour incendier la nuit, simple recours.
J’esquisse les contours qui s’enfuient,
Caresse de suie. Aucun retour :
Elle séduit.

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11th septembre 2011

Lettre

Salut !

Me voici donc à Paris depuis un peu plus d’une semaine, les heures de cours s’alignent, les devoirs et contrôles commencent à pointer le bout de leur nez tandis que l’échéance des « colles » approchent. Pendant toute la semaine je n’ai pas envie d’écrire, cela m’a étonné et un peu tracassé : si je dois m’arrêter d’écrire en prépa où va-t-on ! Mais ce matin de nouveau quelqu’un m’a chuchoté que je devais écrire. Je n’ai pas encore trouvé le temps mais nul doute que cela viendra. Je crois alors que le thème de ce post convient magnifiquement pour aujourd’hui.

Un soir en me couchant en juin, gardant les yeux ouvert quelques temps, j’ai eu l’illumination que je pourrai écrire une lettre à…ma muse ! Je me suis alors relevé pour l’écrire sur un bout de papier. J’ai écrit ce texte en pleine période de BAC. Le soir après les épreuves, expédiant les révisions des matières à venir, je me mettais à écrire.

L’image a été prise par Marine R. en Bretagne. Les muses au fond sont un peu comme des ombres, on ne peut les saisir mais elles ne nous quittent jamais.

Bye et bonne lecture.

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Lettre

le 1 juillet,

A ma muse,

Te souviens-tu de notre rencontre ? Quand je pense à toi tout se brouille. Dis- moi, j’avais quel âge lorsque tu as enfanté dans mon sein tes gouttes d’imagination, l’essence de ces émotions qui troublent mes sens ; j’avais quel âge quand je suis née ? Mes souvenirs sont partis en fumée, soufflés par le temps et la peur que ma mémoire ne les rattrape pour brandir ses secrets sur la feuille…ou peut-être est-ce moi qui crains la vérité ?

Aussi loin que je remonte tu as toujours été auprès de moi, m’observant , me guidant. A chaque tournant de ma vie tu m’as pris par la main, elle était douce ; tu m’as poussée en avant, trop brutalement. A chaque blessure infligée ton papier blanc était comme un bandage sur ma peau violée, un voile transparent devant mes yeux que brûlait la réalité. A chaque fois que je prends ma plume je pense à toi.

Petite je ne prêtais pas attention à tes signes, tes clins d’œil mais tes murmures à mon oreille nous liaient à jamais. Petite je m’étonnais certains jours de ne pas te voir, d’autres fois j’aurais voulu que tu ne viennes pas. Petite, peu m’importaient ces idées, ces pensées d’adultes que tu immisçais dans mon esprit. Petite je ne m’inquiétais pas d’aimer.

Je voudrais tenir à toi comme on tient à sa mère, vivre à tes côtés sans que tu prennes la mer, navire d’illicites sentiments, et me laisses seule sur la Terre. Emmène- moi jusqu’à la Lune que j’y plante la plume et y dessine à l’encre mes rêves d’enfant et d’aventures ! Nous n’avons tous qu’une seule mère, pourtant sans toi je me sens orpheline.

Et puis un jour j’ai senti ta présence plus vive, plus forte. Intense. C’est comme se rendre compte que depuis des années mes faits et gestes sont épiés, notés, enregistrés ; c’est réaliser que nous ne sommes pas maîtres de nous- mêmes et qu’il existe en nous quelque chose de suprême. J’ai commencé par te renier, te repousser, puis j’ai élevé un bouclier. Mes sentiments se sont embrasés, étoiles filantes dans l’obscurité. Ce jour- là, sans que je ne le lui aie intimé, mon cœur nous a présentées.

J’essaie de me souvenir de ton nom. Je n’y arrive pas. J’essaie de dessiner ton visage. Je dérape. Tu m’échappes. Tu es plus que des lettres alignées les unes derrière les autres, qu’une tâche d’encre, plus qu’un trait sur une toile, que des éclairs dans nos yeux. Tu es la brise qui gonfles ma voile, ces battements qui animent mon cœur, tu es l’imaginaire, l’impossible au bout des doigts, tu es l’envie d’aimer, la force de continuer, tu es le désir secret, cette part de moi que je ne peux renier, tu es l’absence qui déçoit, l’orage du désert. Tu n’es pas singulière…tu es plurielle. Tu es elles.

Doute. Hésitation. A quoi bon écrire si personne ne peut lire ? J’aime trop apercevoir des étoiles dans les regards, je veux signer des sourires sur les visages, je ne peux me passer de cette excitation chaque fois que je te propulse sur scène sous les projecteurs des critiques. Ma feuille est une colombe où le nuage de mes folies a laissé s’échouer quelques perles de ciel bleu. Muse, à quoi bon t’écrire si tu ne peux lire ? Je ne connais pas ton adresse.

J’ignore ton âge, ton nom, ton visage. Mais je suis sûre d’une chose : tu as les cheveux longs des femmes.

Il est tard, tout le monde est parti se coucher. Pourtant tu restes là à mes côtés. Tu m’empêches de dormir. Près de toi je ne sais qu’écrire et ressentir.

J’ai passé ces années à guetter un idéal, à te poursuivre inconsciemment. Mais a-t-on jamais enlacé la simple création de son esprit ? Je refuse de croire que tu n’es pas réelle. Laisse- moi t’offrir un corps, être humaine. Laisse- moi t’imaginer encore, sans gêne. Laisse- moi te voir dans ceux que j’aime pour qu’enfin je puisse te prendre dans mes bras. Tu sais, les feuilles se froissent dans nos mains d’écrivain.

Dans la vie tout n’est que réciproque, équivoque. On parle pour être entendu, on écrit pour être lu, on offre pour avoir reçu…alors pourquoi je t’aime tandis que je ne sais même pas si, au fond, tu existes vraiment ?

Tous les auteurs te cherchent et te convoitent. Ils n’acceptent jamais que tu partes, même un bref instant. Ils te veulent enchaîner à leurs lignes quadrillées? Ils s’élèvent contre ta blancheur, te couvrent de suie. Ils te veulent soumise quand soudain ils ont peur que l’échec ils n’essuient, ils proclament reine celle qui derrière les barreaux va périr et cette page vierge qui les tourmente, ils la violent avec prétention, assouvissant leur désir de possession. Et pourtant je les admire, eux qui savent te commander quand je ne parviens à t’amadouer. Je crois que tu es la liberté, ces oiseaux que l’on ne voit que l’été. Quand je serai grande avec toi je partirai. Je veux sentir de mes ailes l’ivresse du succès.

Et puis je t’aime et je te hais. Tu as volé mon enfance, tu m’as offert la différence. Je voudrais te défier sans coups de poings, dans le silence. Je voudrais te blesser d’émotions pour instaurer en toi le besoin de ma présence. Je ne veux pas être seule à t’aimer, à t’écrire. Je veux espérer plus qu’un sourire. Si tu savais…dans un seul baiser tu peux insuffler tout un avenir.

Muse, je peux tout inventer, tout ! Ériger des univers, enfanter la vie, consumer les sentiments pour tuer l’impossible. J’ai un poignard dans la main. Muse, sois mon complice ; aide moi à rêver, permets- moi de t’inventer. Sans toi tout n’est que monologue.

Il y a des jours où j’ai peur de ne plus savoir écrire, de régresser, de tout perdre, d’oublier qui je suis. Terreur de ne plus te voir. Ces jours là je pense à toi et toujours le même mot revient, rassurant : Passion.

A mes muses,
J’ai le rêve de connaître la renommée, l’espoir de changer les esprits, j’ai l’envie de vivre l’impossible, le désir d’écrire sans limite. J’ai besoin de vous.
Comme un mot ne peut suffire à créer un roman, un Homme seul ne peut tout faire changer. Comme une émotion peut éveiller l’inspiration, des Hommes unis par un même but peuvent instaurer la volonté d’un progrès.
Muses, semez l’imagination dans chaque esprit pour qu’un jour puisse enfin éclore le désir de liberté! Je vous laisse vous envoler.
Vous reviendrez, je le sais.

Je l’ai écrit.

Julie.

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11th août 2011

Palpitation

Salut !

Les jours s’écoulent, trop vite, toujours trop vite. Je me dit qu’en vacances j’aurai le temps de faire tout ce que je veux mais j’ai tellement de livres à lire (3 déjà pour la prépa !), et ce besoin d’écrire ne me quitte pas.

Ces dernières semaines j’étais en vacances en Bretagne dans ma famille et, ayant envie de me couper un peu de l’ordinateur je n’ai pas posté.

Sinon le poème que je vous présente aujourd’hui a été écrit début juin et je dois le titre a une amie, Marine R. Merci à elle. Les deux photos ont été prises en Arctique par la photographe qui nous accompagnait.

Bye et bonne lecture.

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Photo de Lee Narraway

Palpitation

Et mon cœur s’emballe
Pour toi
Désir qui s’installe
Puis croit
Au rythme infernal
De l’émoi.

Fugitive vision, soupçon d’émotion,
Brûlante lésion, doute, indécision.

La plume a déchiré mes lèvres, doucement,
Éclair du firmament puis le nuage muet
L’encre bleu a versé, colorant le présent
D’un orage indécent. Les teintes sont mêlées,
Sensualité.

Offre moi tes ailes que les mots se libèrent !
Et quand je chancelle berce moi dans tes mers.
Une étoile s’éveille, aiguille de lumière
Lorsque s’amarre au ciel l’irréel d’aimer en vers.
Désir amer.

Briser les conventions de palpitations
Pour risquer la passion dans la suffocation.

Et mon cœur se tait
Silence
Essaie de masquer
L’essence
Du vœu d’embrasser
Ta présence.

Photo de Lee Narraway

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6th juillet 2011

Corps à corps

Salut !

Ca y est le bac est terminé ! Les vacances, quel soulagement …et les résultats du bac !
J’ai eu mention Très Bien avec 17,31 de moyenne générale !!

Sinon pour l’année prochaine le verdict est tombé : je suis acceptée en Classe Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) en BCPST (Biologie Chimie Physique et Science de la Terre, ex Maths BIO qui a fusionné avec la prépa Véto) à Saint Louis !! Direction Paris !

Je vous présente aujourd’hui un poème écrit en mai pendant les vacances. J’écris toujours le titre des poèmes à la fin mais là celui ci m’est venu très instinctivement en plein milieu. Au fond tout n’est que combat.

La première photo a été prise en Arctique et me rappelle la célébration d’hier…et que je réussisse ou non ma prépa, y retourner n’est plus qu’une question de temps !

Bye et bonne lecture.

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Corps à corps

Il y a des soupirs pleins de témérité,
Les cieux qui chavirent, tempêtes inavouées,
Des embruns de désir, étoiles démasquées,
D’un océan de cire qui n’ose s’embraser.
Insensé.

Il y a des ratures, éclairs de l’inconscient
Qui vrillent la blessure, insinuent patiemment
Le doute. Censure. Je ris de cet enfant
Gravant les murmures, jetant les sentiments
En pâture.

Il y a des frissons, d’inévitables songes,
Envie de séduction quand la feuille s’allonge,
Plume, abats l’émotion de tes pâles mensonges.
J’oublie tout. Abandon. Dans les rêves je plonge.
Tentation

Il y a l’obsession, besoin de création,
Sauvage soumission à la conspiration
Des mots. La diversion masque l’ébullition
D’un cœur sous pression. Je veux crier la passion.
Détonation.


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18th juin 2011

Introspection

Salut !

Quand j’ai entamé ce poème en avril, j’étais fatiguée, stressée , et j’ai écouté en boucle les chansons de Joe Hisaichi. Les rimes en « ion » me sont venues rapidement, j’adore ces rimes ! En une soirée je n’ai écrit que le premier tercet. Peu après la suite est venue. Ce n’est pas nous qui choisissons quand écrire mais la plume.

Sinon le bac a commencé…par la philo ! J’ai choisi le sujet « peut-on avoir raison contre les faits ». Les résultats le 5 juillet.

N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce poème,  je suis avide de toutes critiques !

Bye et bonne lecture.

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Introspection


Invasion, destruction de la raison,
Progression de l’abjecte inclination,
Torsion.


Écrire le plaisir pour le vivre
Puis cacher les désirs qui m’enivrent.
Les pensées qui m’effleurent avilissent
L’âme. Je crains qu’au cœur je n’obéisse.


Lorsque je te regarde et puis te touche,
Si sans prendre garde je t’effarouche
Doux rêve, accorde moi de t’embrasser.
Ce soir seule déçoit la réalité.


Laisse moi y songer, t’imaginer !
Si je pouvais t’aimer dans la fumée
D’un nuage, étouffer les préjugés,
Briser l’infirmité de ce secret…


Évasion, rédemption des passions,
Fuite de l’aversion, acceptation
Des distinctions.


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1st juin 2011

Dans la tourmente

Salut !

Un jour en regardant la télévision, une personne était décrite comme « écrivain à la retraite »…mais pour moi être écrivain est un métier à vie ! Comment quelqu’un passionné par la littérature peut-il s’arrêter, se mettre à la retraite ?!

Sinon le bac se rapproche mais surtout la première phase d’admission : dans 9 jours j’aurai déjà une idée d’où j’irai l’année prochaine ! Étrangement, bien que ne pouvant nier que le bac me stresse, je ne révise pas plus…j’écris. Je pense qu’on a beau être à la retraite, il ne tient qu’à nous de choisir d’écrire. On a beau être élève, personne ne nous empêchera d’écrire.

Après ces petites remarques je vous présente un  poème écrit durant les vacances de février. Quand je me suis planté devant ma feuille de papier je ne savais pas quoi écrire, cela m’est venu plutôt facilement pour une fois. J’ai remarqué que ces derniers temps j’écrivais toujours sur les mêmes thèmes, mas bon tant que le résultat me plait (et vous plait !) c’est l’essentiel.

Que pensez vous de ce poème ?

Bye et bonne lecture.

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Dans la tourmente

Vide, absence, perdue dans ton essence
J’ose. Non sens. Je frôle l’indécence.
Évanescence, laisse moi désirer
Cette danse. Permet moi d’enlacer
Ta présence. Dis moi si je t’offenses
Quand je ne penses au fond qu’à divulguer
L’évidence ?

Tourment de peur, je dissimule l’erreur,
Masque l’ardeur d’un élan qui demeure.
Quelle douleur que t’interdire un cœur
Par frayeur ! Vois maudite peur :
J’aime.

Mais je m’égare, obsession du regard;
Recherche l’art, l’illusion de ton phare
D’émotion.

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